Le leader des Conti élu « Grande gueule 2009 »

Au terme d'une semaine de vote, les auditeurs de RMC ont élu le leader syndicaliste CGT, Xavier Mathieu comme la grande gueule de l'année 2009.

Organisée dans le cadre de l'émission les Grandes gueules, de 11 à 14 heures, l'élection a mis en lice quinze personnalités dont plus de la moitié représentée par des hommes et des femmes politiques.

Xavier Mathieu s'est distingué en 2009, en devenant le porte-parole des 1 120 salariés de Continental qui, le 11 mars dernier, ont appris la fermeture de leur usine à Clairoix
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# Posted on Monday, 21 December 2009 at 4:49 PM

Les Contis occupent « Siné hebdo »

Siné Hebdo a proposé à Xavier Mathieu, leader CGT de Continental à Clairoix (Oise), et ses camarades de prendre les rênes de la rédaction pour un numéro spécial. Au sommaire : retour sur le conflit, interview de la seule femme membre du comité de lutte, coulisses de l'affaire côté actionnaires, ou encore décryptage juridique de la décision sur le saccage de la sous-préfecture de Compiègne.

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# Posted on Monday, 21 December 2009 at 4:46 PM

Avant l'expulsion, les Conti étaient venus leur apporter leur soutien

Avant l'expulsion, les Conti étaient venus leur apporter leur soutien
Xavier Mathieu et une dizaine d'autres salariés de Continental ont rencontré les travailleurs sans-papiers des agences d'intérim.

Jeudi après-midi, une dizaine de salariés de Continental, dont les délégués CGT, Didier Bernard et Xavier Mathieu, sont venus soutenir la quarantaine de travailleurs sans-papiers qui occupaient alors trois agences d'intérim. « Avec ou sans papiers, nous souhaitons montrer notre soutien à l'ensemble des travailleurs de ce pays et les défendre face à ces patrons voyous qui profitent du système », explique Xavier Mathieu.

Dans le sous-sol de l'agence Start People, une discussion s'engage entre les travailleurs et les ouvriers de Continental, qui découvrent la vie de ces citoyens, « qui paient des impôts, mais qui n'ont rien en retour », résume un des sans-papiers. L'un d'entre eux raconte qu'il connaît bien Continental. «J'y ai travaillé deux ou trois mois pour l'un de vos sous-traitants, au nettoyage des machines. Et je n'ai pas de papiers », sourit-il.

Une situation qu'un Conti formule ainsi : « Ils ont du travail, mais pas de papiers et d'autres ont des papiers, mais pas de travail. Il serait temps d'y mettre un coup de pied ». Parmi les sans-papiers, certains racontent un quotidien d'angoisse. « À tout moment, on peut être arrêté dans la rue et subir un contrôle d'identité. Pour nous, c'est ça qui nous fait peur. On sait que dans les minutes qui suivent ce contrôle, on est emmené en centre de rétention, puis dans l'avion ».

La petite délégation a passé une grande partie de l'après-midi dans les trois agences d'intérim occupées. À l'écoute des travailleurs sans-papiers, « On veut surtout leur montrer notre soutien, qu'on ne les oublie pas. »

# Posted on Tuesday, 08 December 2009 at 9:44 AM

Les Conti préparent leur appel du 13 janvier

Les Conti préparent leur appel du 13 janvier
Lundi, près de 200 salariés se sont réunis pour préparer le procès en appel des six ouvriers condamnés pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne en avril

Malgré le vent et la pluie, ils étaient encore près de 200 devant l'usine Continental pour la traditionnelle assemblée générale hebdomadaire lundi. Rassemblés autour du banc qui a servi d'estrade depuis le premier jour du conflit, les ouvriers de Continental ont pris date pour de nouvelles mobilisations et un rendez-vous à ne pas manquer : le procès en appel, le 13 janvier.

Les six ouvriers, dont le leader du conflit, Xavier Mathieu, condamnés pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne, en avril dernier, ont décidé de faire appel des peines allant de 3 à 6 mois de prison avec sursis. Ils seront jugés par la cour d'appel d'Amiens, le 13 janvier 2010, à 13 h 30.

« Dans cette optique, nous allons rencontrer tous les partis politiques, le 2 décembre prochain, pour savoir comment ils souhaitent nous soutenir et s'investir à nos côtés lors de ce nouveau rendez-vous judiciaire. Deux jours après, nous avons un rendez-vous avec le syndicat de la magistrature et la Ligue européenne des droits de l'homme. À l'issue, nous signerons un communiqué commun », a expliqué le délégué CGT, Xavier Mathieu.

« Ce n'est pas le moment de baisser les bras »

Le jour du second procès, une manifestation est prévue à Amiens. « Ce sera sans doute l'une de nos dernières manifestations. Il faut que l'on soit encore plus nombreux que les fois précédentes. D'ores et déjà, des appels à manifester avec nous circulent dans différentes entreprises de la Somme. Ce qui a permis d'arriver là, c'est notre mobilisation. Ce n'est pas le moment de baisser les bras », a-t-il rappelé.

Au niveau de la souscription d'un montant de 100 ¤ lancée auprès des 1 120 ouvriers de Continental, « un peu plus de 500 personnes ont envoyé leur chèque au comité de lutte, ce qui couvre à peine l'amende qui nous a été infligée par le tribunal, au terme du premier procès », détaille Xavier Mathieu.

Au cours de cette assemblée générale, certains ont annoncé avoir reçu des lettres de mutation pour les entreprises Continental basées à Toulouse ou Aix-la-Chapelle, en Allemagne. « N'oubliez pas que, si vous acceptez cette mutation, vous pouvez vous asseoir sur l'ensemble du plan social que nous avons obtenu au terme du conflit », a prévenu le syndicaliste.

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# Posted on Tuesday, 08 December 2009 at 9:29 AM

Conti : le trésor de guerre atteint 100 000 ¤

Face à l'État, les salariés de l'usine de pneus se préparent à financer une procédure coûteuse, jusqu'en cassation, concernant le saccage de la sous-préfecture de Compiègne.

La souscription Continental fait recette. En moins de trois semaines, un tiers des 1120 salariés de l'usine de pneus a envoyé sa contribution de 100 ¤ au comité de lutte.

Ce trésor de guerre, que la CGT a décidé de constituer le 22 octobre, est destiné à « payer les amendes », en cas de condamnation en appel des six salariés, déjà reconnus coupables par le tribunal correctionnel, en septembre, pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne.

Dans son bras de fer avec l'État, qui semble déterminé à présenter la facture ( estimée à 63 000 ¤) aux Conti, le comité de lutte prévoit le pire. « Il nous faut entre 120 000 et 150 000 ¤ pour aller au bout des procédures, jusqu'en cassation, indique le leader CGT, Xavier Mathieu. Pour décider si on va jusqu'au bout, nous devons savoir sur quoi compter. La procédure peut durer dix ans ; nous devons partir avec des caisses pleines. »

Toutes les techniques du marketing

Dans l'attente du procès en appel, dont la date n'est toujours pas fixée, les Conti utilisent toutes les techniques du marketing pour constituer ce bas de laine de la solidarité.

Premier mailing auprès des 1120 salariés le 22 octobre, deuxième relance en début de semaine et vigoureuse piqûre de rappel, hier, au cours d'une assemblée générale de 300 personnes. « Y'a quelqu'un qui m'a dit :"il y a 150 personnes qui ont donné avec leurs tripes ; le reste, vous leur avez fait peur", a ironisé Xavier Mathieu. C'est vrai. Quand je rencontre quelqu'un au supermarché, je lui demande : "t'as donné ton chèque ? " On espère que tout le monde donnera. C'est la conscience de chacun ».

Pour tordre le coup aux « rumeurs », le syndicaliste a joué la transparence. « Dans les caisses du comité de lutte, nous avons déjà 60 000 ¤ provenant de dons des particuliers et des mairies. Cela servira à payer les avocats ».

La contribution des Conti, elle, ne sera encaissée qu'en février et sera même « remboursée » en cas de clémence des juges. « On donne un reçu aux gens. On fait ça dans les règles, indique Sébastien, du comité de lutte. Nous espérons avoir 100 à 200 chèques de plus dans les semaines à venir. Conti est à l'image de la société. Il y a ceux qui seront solidaires jusqu'au bout. Et il y a les autres. »

# Posted on Tuesday, 17 November 2009 at 7:08 AM

Ils tentaient de voler des pneus pendant le conflit Continental

« Ce soir-là, il nous a embobinés en disant que c'était le moment où jamais de voler des pneus. On était au milieu du conflit et l'on était épuisé, on n'était plus vraiment nous-même. Je l'ai fait parce que c'était facile. Jamais je n'aurais pensé faire ça un jour ».

À la barre du tribunal correctionnel de Compiègne, c'est ainsi que ce salarié de l'usine Continental a expliqué mardi son geste.

Dans la nuit du 29 au 30 juin, alors que les salariés du sous-traitant UTI Logistics occupent leurs locaux pour protester contre le sort qui leur est réservé, deux d'entre eux et un salarié de Continental sont interpellés par le service de sécurité de l'entreprise. « Le fourgon était rempli de 38 pneus. Au niveau de la barrière, je me suis fait arrêter au poste de garde. Aussitôt, j'ai fait demi-tour, je voulais décharger. C'est là que j'ai été interpellé », raconte-il.

C'est l'un des deux salariés d'UTI qui a permis l'intrusion dans les locaux de stockage de pneus. « La commande avait été préparée par mon collègue. Il a suffi d'enlever le plomb de la porte pour faire sortir les pneus », explique-t-il.

Sur les trois prévenus, seuls deux étaient présents. Le troisième, Thierry Petit a plusieurs mentions sur son casier judiciaire. Ses deux complices affirment qu'il est le principal instigateur de la tentative de vol. « S'il n'avait pas été là, il ne serait rien passé », explique son collègue d'UTI. Thierry Petit a été condamné à deux mois de prison ferme, ses complices à 300 ¤ d'amende.

A.B.

Seuls les prévenus ayant été condamnés à de la prison ferme sont identifiés. Ceux bénéficiant d'un sursis ou d'une amende restent anonymes

# Posted on Monday, 02 November 2009 at 4:03 PM

Xavier Mathieu face à jacky attali et Nicolas Baverez

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# Posted on Tuesday, 08 December 2009 at 10:19 AM

Colère tous azimuts chez les salariés de l'industrie rassemblés à Paris

Colère tous azimuts chez les salariés de l'industrie rassemblés à Paris
Manifestation pour la défense de l'industrie, le 22 octobre 2009 à Paris

Colère et ras-le-bol dominaient parmi les salariés d'entreprises comme Nexans, ArcelorMittal ou Continental, qui ont manifesté jeudi à Paris pour défendre l'emploi industriel, certains s'en prenant aussi au leader de la CGT Bernard Thibault, accusé de mollesse.

Devant 13.000 personnes selon la police, 30.000 selon la CGT, défilant de Denfert-Rochereau jusqu'au ministère de l'Economie, le secrétaire général de la centrale syndicale a fustigé gouvernement et patronat qui "se refusent à changer en profondeur les logiques qui ont conduit à la crise économique et sociale".

Il faut "écouter enfin ce qu'ont à dire les salariés et leurs syndicats sur la politique industrielle", a dit M. Thibault, expliquant ainsi la participation de la CGT aux états généraux de l'industrie lancés par le gouvernement.

"20.000 emplois sont encore détruits chaque mois dans l'industrie" et "les menaces portent sur 300.000 emplois", a-t-il souligné.

La CGT, premier syndicat du secteur, avait rassemblé des représentants d'entreprises aussi variées qu'Airbus, Renault, la SNCF, EDF, Bosch, L'Oréal ou encore Paulstra. Parmi les autres organisations, seule l'Union Solidaires (qui regroupe notamment les syndicats Sud) soutenait la manifestation.

Des ouvriers du fabriquant de câbles Nexans, revenant du siège de leur entreprise à Clichy, où ils ont brisé des vitres, figuraient en tête du cortège. "C'est la colère qui explose", a déclaré un tourneur de l'usine de Chauny (Aisne) qui doit fermer.

Même fureur chez Aluminium Pechiney à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), où 169 postes doivent disparaître. "Nous avons été rachetés par Alcan puis Rio Tinto, sans réaction de l'Etat, alors que le seul but de ce cannibale est de piller nos technologies", dénonce un délégué, Yannick Bacaria.

A Michelin, où un millier de suppressions de postes sont programmées, "les expertises montrent qu'elles ne sont pas justifiées, que faire ? Nos dirigeants politiques ne sont que des pantins au service des patrons", a jugé un syndicaliste, Dominique Leclair.

Le fabriquant de pneumatiques "sanctionne les salariés qui se rebellent, met la pression sur tous pour qu'on baisse la tête", a-t-il ajouté.

Malgré des allusions à la souffrance au travail comme chez France Télécom - telle cette pancarte: "Sarkozy, suicide toi" -, la combativité domine.

Les manifestants attendent beaucoup de leur syndicat, qui déçoit certains.

"Une telle journée est utile, en permettant des contacts avec d'autres entreprises, mais elle est sans lendemain", a assené Michel Picard, de Freescale (Toulouse), où 800 salariés doivent être licenciés d'ici fin 2011.

Guy Eyermann, délégué des New Fabris de Châtellerault, qui avaient menacé cet été de faire sauter leur usine, est amer: "côté CGT, nous aurions souhaité que Thibault soutienne notre action".

Les plus virulents sont les "Conti", qui ont sifflé jeudi le leader de la CGT et appelé à sa démission. En août, leur propre responsable CGT Xavier Mathieu avait traité de "racaille" les "Thibault et compagnie", bons selon lui "qu'à frayer avec le gouvernement".

"Heureusement que la base remue dans les entreprises", a réagi devant la presse M. Thibault, d'autant que "nous sommes dans la phase de préparation de notre congrès" à Nantes début décembre. Mais il a tenu à distinguer "les critiques constructives et les autres".

# Posted on Sunday, 25 October 2009 at 4:16 PM

Le trésor de guerre des Conti

Le trésor de guerre des Conti
La CGT a ouvert une souscription. Didier Bernard (CGT) centralise les chèques. «Certains ont donné 200 ou 300¤»

Chaque salarié de l'usine de pneus va verser 100 ¤ pour la défense des 6 Conti et les dégâts de la sous-préfecture, en cas de condamnation.

S'ils sont condamnés en appel, les six salariés de Continental ne régleront pas la facture du saccage de la sous-préfecture sur leurs propres deniers. La CGT vient de lancer une souscription à grande échelle, auprès des 1120 salariés de l'usine de pneus de Clairoix. Elle réclame 100 euros par personne. Ce trésor de guerre devrait notamment servir à financer la défense des six salariés et la facture des dégâts (évaluée a minima par l'État à 63 000 ¤), si le procès en appel confirme le jugement du tribunal correctionnel de Compiègne.

La nouveauté de cette souscription, c'est qu'elle est moins basée sur le volontariat que les autres. Les Conti sont vivement incités par le délégué syndical CGT, Xavier Mathieu, à mettre la main à la poche pour soutenir « leurs copains ».

« La liste des gens qui ont donné, je l'aurai, a publiquement indiqué le leader cégétiste, lundi. Je me suis battu pour 1120 personnes ; j'ai jamais fait de tri mais les gens qui n'auront pas donné, je ne m'occuperai plus d'eux. Y'en a qui considèrent ça comme du chantage. L'intersyndicale fera ce qu'elle veut ; le comité de lutte aussi mais pour moi, personnellement, c'est clair. »

Les chèques ne seront pas encaissés « avant janvier ou février ». Selon Didier Bernard, élu CGT chargé de les centraliser, ils seront même « restitués aux gens si cet argent-là ne sert pas ». Mais il y a peu d'espoir depuis que la conseillère régionale socialiste, Laurence Rossignol, a rendu public un courrier de l'Élysée.

Reçue par Nicolas Sarkozy en septembre, quand les socialistes ont été consultés sur la taxe carbone, l'élue compiégnoise en avait profité pour plaider en faveur des six Conti. Dans un courrier adressé au président, elle a ensuite réclamé « un geste d'apaisement ».

« S'appeler Jean, ça nous aurait peut-être aidés »

L'Élysée vient de botter en touche. « Le chef de l'État ne peut, sans porter atteinte à l'indépendance de l'autorité judiciaire dont il est le garant, intervenir dans une procédure, amender les décisions reçues ou en modifier la portée », indique un membre du cabinet du chef de l'État. « C'est du foutage de gueule » s'est emporté Xavier Mathieu. Dans l'affaire Clearstream, il est président de la République et partie civile ». Et le leader d'enfoncer le clou : « C'est con que dans les 6, il n'y en ait pas un qui s'appelle Jean, ça nous aurait peut-être aidés ».

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# Posted on Sunday, 25 October 2009 at 4:13 PM

« Les salariés n'arrivent pas à se projeter dans l'avenir »

« Les salariés n'arrivent pas à se projeter dans l'avenir »
« 90 % des salariés de Continental ont fait toute leur carrière dans l'entreprise. »

Marie Descamps est responsable de l'antenne mobilité chez Altedia.

Votre action est critiquée par les salariés que vous avez pris en charge. Quel est votre bilan ?

À ce jour, nous avons vu 580 salariés. Nous avons réalisé 1 500 entretiens et 38 ateliers. Vingt-trois personnes ont trouvé du travail en contrat à durée indéterminée (CDI) ou en créant leur entreprise. Certains ont déjà monté leur projet de formation, d'autres sont en formation. Je réserve ces chiffres à la commission de suivi. Il y a un gros travail en cours, mais il faut donner du temps au temps.

Pourquoi n'avez-vous pas encore vu les 1 120 salariés ?
Nous sommes sur la base du volontariat ; ce n'est pas une antenne de reclassement. La difficulté, c'est que nous sommes dans une période très trouble pour les salariés. Il y a des jours où ils vont bien ; d'autres où ils vont moins bien. Ils n'arrivent pas à se projeter dans l'avenir. Des gens étaient engagés dans le combat ; pour eux, il y a un vide qui se crée aujourd'hui. Il faut faire le deuil ; c'est habituellement une période difficile.

Beaucoup estiment que vous ne les aidez pas à trouver du travail.
Il y a des freins. Beaucoup espéraient trouver un emploi grâce à la reprise de l'usine par le groupe MAG. De plus, les salariés veulent trouver un travail sûr avant de quitter Continental, car s'ils partent maintenant, ils ne pourront plus bénéficier du congé de conversion. Enfin, 90 % d'entre eux ont fait leur carrière chez Continental. Ils arrivent et nous disent : « Donnez-moi du travail ». Ce n'est pas si simple. Je ne connais pas d'autres fabricants de pneus. La majorité doit se reconvertir. Ce n'est pas le plus facile. Quand on envoie une personne en formation, il faut s'assurer qu'elle a le profil et va réussir. Elle vient de perdre son emploi ; on ne va pas, en plus, la mettre en échec.

Comment les aidez-vous concrètement ?
Notre travail, c'est de les accompagner pour les aider à se reconstruire, à se projeter. Nous avons monté des ateliers, un forum. Nous donnons des cours d'informatique, d'écriture. Nous organisons des rencontres partenaires-emplois, ce jeudi. On travaille sur leur curriculum vitae (CV). Ils sont aussi accompagnés par des consultants en création d'entreprise qui les aident dans le business plan, par exemple.

# Posted on Sunday, 25 October 2009 at 4:06 PM