Ils tentaient de voler des pneus pendant le conflit Continental

« Ce soir-là, il nous a embobinés en disant que c'était le moment où jamais de voler des pneus. On était au milieu du conflit et l'on était épuisé, on n'était plus vraiment nous-même. Je l'ai fait parce que c'était facile. Jamais je n'aurais pensé faire ça un jour ».

À la barre du tribunal correctionnel de Compiègne, c'est ainsi que ce salarié de l'usine Continental a expliqué mardi son geste.

Dans la nuit du 29 au 30 juin, alors que les salariés du sous-traitant UTI Logistics occupent leurs locaux pour protester contre le sort qui leur est réservé, deux d'entre eux et un salarié de Continental sont interpellés par le service de sécurité de l'entreprise. « Le fourgon était rempli de 38 pneus. Au niveau de la barrière, je me suis fait arrêter au poste de garde. Aussitôt, j'ai fait demi-tour, je voulais décharger. C'est là que j'ai été interpellé », raconte-il.

C'est l'un des deux salariés d'UTI qui a permis l'intrusion dans les locaux de stockage de pneus. « La commande avait été préparée par mon collègue. Il a suffi d'enlever le plomb de la porte pour faire sortir les pneus », explique-t-il.

Sur les trois prévenus, seuls deux étaient présents. Le troisième, Thierry Petit a plusieurs mentions sur son casier judiciaire. Ses deux complices affirment qu'il est le principal instigateur de la tentative de vol. « S'il n'avait pas été là, il ne serait rien passé », explique son collègue d'UTI. Thierry Petit a été condamné à deux mois de prison ferme, ses complices à 300 ¤ d'amende.

A.B.

Seuls les prévenus ayant été condamnés à de la prison ferme sont identifiés. Ceux bénéficiant d'un sursis ou d'une amende restent anonymes
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# Gepost op maandag 02 november 2009, 16u03

Colère tous azimuts chez les salariés de l'industrie rassemblés à Paris

Colère tous azimuts chez les salariés de l'industrie rassemblés à Paris
Manifestation pour la défense de l'industrie, le 22 octobre 2009 à Paris

Colère et ras-le-bol dominaient parmi les salariés d'entreprises comme Nexans, ArcelorMittal ou Continental, qui ont manifesté jeudi à Paris pour défendre l'emploi industriel, certains s'en prenant aussi au leader de la CGT Bernard Thibault, accusé de mollesse.

Devant 13.000 personnes selon la police, 30.000 selon la CGT, défilant de Denfert-Rochereau jusqu'au ministère de l'Economie, le secrétaire général de la centrale syndicale a fustigé gouvernement et patronat qui "se refusent à changer en profondeur les logiques qui ont conduit à la crise économique et sociale".

Il faut "écouter enfin ce qu'ont à dire les salariés et leurs syndicats sur la politique industrielle", a dit M. Thibault, expliquant ainsi la participation de la CGT aux états généraux de l'industrie lancés par le gouvernement.

"20.000 emplois sont encore détruits chaque mois dans l'industrie" et "les menaces portent sur 300.000 emplois", a-t-il souligné.

La CGT, premier syndicat du secteur, avait rassemblé des représentants d'entreprises aussi variées qu'Airbus, Renault, la SNCF, EDF, Bosch, L'Oréal ou encore Paulstra. Parmi les autres organisations, seule l'Union Solidaires (qui regroupe notamment les syndicats Sud) soutenait la manifestation.

Des ouvriers du fabriquant de câbles Nexans, revenant du siège de leur entreprise à Clichy, où ils ont brisé des vitres, figuraient en tête du cortège. "C'est la colère qui explose", a déclaré un tourneur de l'usine de Chauny (Aisne) qui doit fermer.

Même fureur chez Aluminium Pechiney à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), où 169 postes doivent disparaître. "Nous avons été rachetés par Alcan puis Rio Tinto, sans réaction de l'Etat, alors que le seul but de ce cannibale est de piller nos technologies", dénonce un délégué, Yannick Bacaria.

A Michelin, où un millier de suppressions de postes sont programmées, "les expertises montrent qu'elles ne sont pas justifiées, que faire ? Nos dirigeants politiques ne sont que des pantins au service des patrons", a jugé un syndicaliste, Dominique Leclair.

Le fabriquant de pneumatiques "sanctionne les salariés qui se rebellent, met la pression sur tous pour qu'on baisse la tête", a-t-il ajouté.

Malgré des allusions à la souffrance au travail comme chez France Télécom - telle cette pancarte: "Sarkozy, suicide toi" -, la combativité domine.

Les manifestants attendent beaucoup de leur syndicat, qui déçoit certains.

"Une telle journée est utile, en permettant des contacts avec d'autres entreprises, mais elle est sans lendemain", a assené Michel Picard, de Freescale (Toulouse), où 800 salariés doivent être licenciés d'ici fin 2011.

Guy Eyermann, délégué des New Fabris de Châtellerault, qui avaient menacé cet été de faire sauter leur usine, est amer: "côté CGT, nous aurions souhaité que Thibault soutienne notre action".

Les plus virulents sont les "Conti", qui ont sifflé jeudi le leader de la CGT et appelé à sa démission. En août, leur propre responsable CGT Xavier Mathieu avait traité de "racaille" les "Thibault et compagnie", bons selon lui "qu'à frayer avec le gouvernement".

"Heureusement que la base remue dans les entreprises", a réagi devant la presse M. Thibault, d'autant que "nous sommes dans la phase de préparation de notre congrès" à Nantes début décembre. Mais il a tenu à distinguer "les critiques constructives et les autres".

# Gepost op zondag 25 oktober 2009, 16u16

Le trésor de guerre des Conti

Le trésor de guerre des Conti
La CGT a ouvert une souscription. Didier Bernard (CGT) centralise les chèques. «Certains ont donné 200 ou 300¤»

Chaque salarié de l'usine de pneus va verser 100 ¤ pour la défense des 6 Conti et les dégâts de la sous-préfecture, en cas de condamnation.

S'ils sont condamnés en appel, les six salariés de Continental ne régleront pas la facture du saccage de la sous-préfecture sur leurs propres deniers. La CGT vient de lancer une souscription à grande échelle, auprès des 1120 salariés de l'usine de pneus de Clairoix. Elle réclame 100 euros par personne. Ce trésor de guerre devrait notamment servir à financer la défense des six salariés et la facture des dégâts (évaluée a minima par l'État à 63 000 ¤), si le procès en appel confirme le jugement du tribunal correctionnel de Compiègne.

La nouveauté de cette souscription, c'est qu'elle est moins basée sur le volontariat que les autres. Les Conti sont vivement incités par le délégué syndical CGT, Xavier Mathieu, à mettre la main à la poche pour soutenir « leurs copains ».

« La liste des gens qui ont donné, je l'aurai, a publiquement indiqué le leader cégétiste, lundi. Je me suis battu pour 1120 personnes ; j'ai jamais fait de tri mais les gens qui n'auront pas donné, je ne m'occuperai plus d'eux. Y'en a qui considèrent ça comme du chantage. L'intersyndicale fera ce qu'elle veut ; le comité de lutte aussi mais pour moi, personnellement, c'est clair. »

Les chèques ne seront pas encaissés « avant janvier ou février ». Selon Didier Bernard, élu CGT chargé de les centraliser, ils seront même « restitués aux gens si cet argent-là ne sert pas ». Mais il y a peu d'espoir depuis que la conseillère régionale socialiste, Laurence Rossignol, a rendu public un courrier de l'Élysée.

Reçue par Nicolas Sarkozy en septembre, quand les socialistes ont été consultés sur la taxe carbone, l'élue compiégnoise en avait profité pour plaider en faveur des six Conti. Dans un courrier adressé au président, elle a ensuite réclamé « un geste d'apaisement ».

« S'appeler Jean, ça nous aurait peut-être aidés »

L'Élysée vient de botter en touche. « Le chef de l'État ne peut, sans porter atteinte à l'indépendance de l'autorité judiciaire dont il est le garant, intervenir dans une procédure, amender les décisions reçues ou en modifier la portée », indique un membre du cabinet du chef de l'État. « C'est du foutage de gueule » s'est emporté Xavier Mathieu. Dans l'affaire Clearstream, il est président de la République et partie civile ». Et le leader d'enfoncer le clou : « C'est con que dans les 6, il n'y en ait pas un qui s'appelle Jean, ça nous aurait peut-être aidés ».

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# Gepost op zondag 25 oktober 2009, 16u13

« Les salariés n'arrivent pas à se projeter dans l'avenir »

« Les salariés n'arrivent pas à se projeter dans l'avenir »
« 90 % des salariés de Continental ont fait toute leur carrière dans l'entreprise. »

Marie Descamps est responsable de l'antenne mobilité chez Altedia.

Votre action est critiquée par les salariés que vous avez pris en charge. Quel est votre bilan ?

À ce jour, nous avons vu 580 salariés. Nous avons réalisé 1 500 entretiens et 38 ateliers. Vingt-trois personnes ont trouvé du travail en contrat à durée indéterminée (CDI) ou en créant leur entreprise. Certains ont déjà monté leur projet de formation, d'autres sont en formation. Je réserve ces chiffres à la commission de suivi. Il y a un gros travail en cours, mais il faut donner du temps au temps.

Pourquoi n'avez-vous pas encore vu les 1 120 salariés ?
Nous sommes sur la base du volontariat ; ce n'est pas une antenne de reclassement. La difficulté, c'est que nous sommes dans une période très trouble pour les salariés. Il y a des jours où ils vont bien ; d'autres où ils vont moins bien. Ils n'arrivent pas à se projeter dans l'avenir. Des gens étaient engagés dans le combat ; pour eux, il y a un vide qui se crée aujourd'hui. Il faut faire le deuil ; c'est habituellement une période difficile.

Beaucoup estiment que vous ne les aidez pas à trouver du travail.
Il y a des freins. Beaucoup espéraient trouver un emploi grâce à la reprise de l'usine par le groupe MAG. De plus, les salariés veulent trouver un travail sûr avant de quitter Continental, car s'ils partent maintenant, ils ne pourront plus bénéficier du congé de conversion. Enfin, 90 % d'entre eux ont fait leur carrière chez Continental. Ils arrivent et nous disent : « Donnez-moi du travail ». Ce n'est pas si simple. Je ne connais pas d'autres fabricants de pneus. La majorité doit se reconvertir. Ce n'est pas le plus facile. Quand on envoie une personne en formation, il faut s'assurer qu'elle a le profil et va réussir. Elle vient de perdre son emploi ; on ne va pas, en plus, la mettre en échec.

Comment les aidez-vous concrètement ?
Notre travail, c'est de les accompagner pour les aider à se reconstruire, à se projeter. Nous avons monté des ateliers, un forum. Nous donnons des cours d'informatique, d'écriture. Nous organisons des rencontres partenaires-emplois, ce jeudi. On travaille sur leur curriculum vitae (CV). Ils sont aussi accompagnés par des consultants en création d'entreprise qui les aident dans le business plan, par exemple.

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# Gepost op zondag 25 oktober 2009, 16u06

Le suivi des Conti dans le viseur syndical

Le suivi des Conti dans le viseur syndical
Didier Bernard demandant aux Conti de faire remonter leurs doléances sur Altedia : « Ils doivent arrêter de nous prendre pour des gogos », tempête l'élu CGT. A ce jour, 580 salariés ont été reçus chez Altedia (photos D. Touchart).

Le licenciement des salariés de l'usine de pneus leur sera notifié le 1er décembre. Les méthodes du cabinet Altedia, chargé de leur reclassement, sont jugées inadaptées aux besoins, par l'intersyndicale. Vingt-trois Conti ont retrouvé du travail.

L'accompagnement des 1 120 salariés de l'usine Continental a des ratés. Cinq mois après avoir été mandaté par l'équipementier automobile, le cabinet spécialisé Altedia vient d'être fermement rappelé à l'ordre, au cours d'un comité d'entreprise (CE) extraordinaire, lundi 19 octobre. Poussée par la CGT, l'intersyndicale CGC/FO/CFDT/CFTC/CGT a mis les pieds dans le plat et relayé les critiques de la base. À ce jour, 580 salariés ont été reçus chez Altedia ; beaucoup jugent les méthodes du cabinet insuffisantes, voire inadaptées aux besoins. Ici, c'est un trentenaire, décidé à obtenir une formation précise, qui raconte comme il a été freiné par le conseiller. « Êtes-vous sûr de vous ? » Là, c'est un quadra, désireux de monter sa propre entreprise, qui a trouvé l'appui qu'il cherchait... sur internet, « et pas chez Altedia ».

Objectif : 80 % des Conti reclassés

Face à la vague de mécontentements, la CGT a fini par lister les défaillances et taper du poing sur la table. « Il faut que le cabinet Altedia arrête de nous prendre pour des gogos, tempête l'élu, Didier Bernard. Ils vont se rincer pendant plusieurs mois, alors... » Il a trouvé l'appui de la CFDT. D'ordinaire plus diplomate que la CGT, Philippe Biernacki, n'y va pas par quatre chemins. « Didier Bernard a eu raison de nous pousser. Il fallait mettre les pieds dans le plat tout de suite, confie le délégué syndical. Nous sommes tous les vendredis chez Altedia pour discuter avec les gens. Les retours du personnel de maîtrise ne sont pas bons. J'ai moi-même assisté à une réunion pas assez concrète, où je me suis fait suer pendant deux heures. »

Pour la CFDT, qui juge « essentiel de former les gens afin qu'ils retrouvent un emploi à un meilleur salaire », le danger est grand. Déçus par les services d'Altedia, nombre de Conti pourraient opter pour un licenciement en février (lire ci-contre). « Ils seraient alors pris en charge par le Pôle emploi, qui offre les mêmes services qu'Altedia et pourraient toucher leur prime extra-légale de licenciement de suite (ndlr : 50 000 ¤). »

Consciente du risque, la CGC estime, elle aussi, « nécessaire de recadrer les choses ». Son responsable, Stéphane Bacquet, « s'attendait à quelque chose de mieux structuré » et remarque que « personne n'a jamais vu la lettre de mission d'Altedia ». Sur ce point, la direction de Continental, qui n'a pas donné suite, hier, se fait discrète. Elle aurait donné à Altedia l'objectif de reclasser 80 % des Conti. Altedia qui serait alors payé au résultat.

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# Gepost op zondag 25 oktober 2009, 16u02

UTI Logistics et Continental prêts à discuter

UTI Logistics et Continental prêts à discuter
Pendant les négociations, les 31 salariés d'UTI ont reçu le soutien des Conti.

Après quatre mois de blocage, l'équipementier automobile Continental, son sous-traitant UTI Logistics et ses 31 salariés se sont assis à la table des négociations, hier matin, pendant près de trois heures, dans un hôtel compiégnois. Pour la première fois depuis le début du conflit, les deux groupes auraient admis le principe d'une prime extra-légale de licenciement pour les UTI, dont le montant reste à définir.

Une avancée significative puisqu'ils proposaient, à la veille de la rencontre, une simple « indemnité transactionnelle globale de 25 000 ¤ par salarié » ( en fait, une rupture de contrat négociée) que les UTI ont refusée. « Nous voulons bénéficier d'un congé de conversion et de toutes les mesures d'un plan social, » indique le représentant du personnel, Christian Duval, satisfait de l'évolution des négociations. « Cela va dans le sens où on l'entend, a-t-il résumé aux 31 UTI qui battaient la semelle à l'extérieur de l'hôtel, en présence de 80 salariés de Continental. Les avocats grattent entre eux. Une nouvelle réunion est fixée lundi. Restez mobilisés ».

Depuis juin, les employés d'UTI, qui travaillaient dans l'entrepôt logistique de l'usine Continental de Clairoix, réclament les mêmes conditions de départ que les Conti, dont leur prime extra-légale de 50 000 ¤. Obtiendront-ils le même chèque ? C'est tout l'enjeu des négociations à venir. Les UTI ont un atout dans la manche : désormais d'accord pour partager la note, Continental et son sous-traitant semblent pressés de régler la question. Car l'équipementier automobile a un objectif : déménager ses machines et sa matière première, restées à l'intérieur du site fermé depuis avril. C'est pourquoi Continental a prévenu : le départ des UTI (qui campent jour et nuit devant l'usine) est un préalable à tout accord.

# Gepost op dinsdag 13 oktober 2009, 08u09

A SAVOIR

*Mi-juin : les salariés d'UTI Logistics occupent, de jour et de nuit, l'entrepôt de l'usine de Clairoix où ils travaillent.

*13 juillet : le tribunal de grande instance de Compiègne condamne Continental, sous astreinte, à ouvrir les négociations avec son sous-traitant UTI.

*27 juillet : Continental assigne les salariés d'UTI en référé devant le tribunal de grande instance de Compiègne, pour entrave à la circulation des poids lourds. Début des négociations entre les directions d'UTI, de Continental et les salariés.

*29 juillet : échec des négociations.

*30 juillet : reprise des discussions entre UTI et ses salariés. Continental refuse de siéger.

*12 août : Continental est déboutée. L'équipementier devra payer les frais de justice (5 000 ¤) des salariés d'UTI. Le directeur départemental du travail et de l'emploi, Jean-Louis Lacaze, est nommé médiateur dans le dossier.
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# Gepost op dinsdag 13 oktober 2009, 08u06

UTI Logistics : la rencontre de la dernière chance

Les salariés du sous-traitant de Continental campent depuis trois mois devant l'usine pour obtenir les mêmes conditions de licenciement que les Conti. Ce matin, les directions des deux groupes devraient leur faire des propositions.

C'est la rencontre de la dernière chance. Une semaine après l'échec de la médiation, dans les locaux de la direction départementale du travail et de l'emploi (DDTE), les 31 salariés d'UTI Logistics sont invités une nouvelle fois à s'asseoir à la table des négociations, ce matin, dans un hôtel compiégnois.

Contraintes par les pouvoirs publics à cesser leur bras de fer, la direction de l'équipementier automobile Continental et celle de son sous-traitant logistique, UTI Logistics, auraient finalement trouvé un accord concernant les conditions de licenciement des 31 salariés de l'entrepôt de l'usine de pneus de Clairoix. Présentes ce matin avec leurs avocats respectifs, elles devraient proposer aux salariés d'UTI un plan de sauvegarde de l'emploi ou une indemnité transactionnelle globale de 25 000 ¤ par salarié. Le mandataire ad hoc d'UTI Logistics, nommé par le tribunal de commerce de Bobigny fin juillet (eu égard à la situation financière critique de la société), a en partie préparé le terrain, dans un courrier adressé aux 31 salariés.

Une manifestation des Conti annoncée ce matin

Mais, selon le délégué du personnel Christian Duval, cette proposition est loin de convenir aux intéressés qui réclament, depuis avril, « un copié-collé » des conditions de départ obtenues par les salariés de Continental (dont une prime extralégale de 50 000 ¤). « L'indemnité transactionnelle que l'on nous propose, c'est ni plus ni moins qu'une rupture de contrat négociée individuellement, peste Christian Duval. Une fois qu'on a signé, il n'y a plus aucun recours et plus aucune possibilité de faire marche arrière. »

Selon le délégué du personnel, les UTI ne sont pas décidés à accepter ce compromis, le même qui a été accepté en juin dernier, par les 35 salariés de Smile SI Nord, un autre sous-traitant de Continental.[FINPARA]Ce matin, les UTI répondront à l'invitation. Mais ils viendront avec leur avocat et leur claque : les Conti ont annoncé une manifestation devant l'hôtel. Épaulés par l'ancien leader cégétiste de l'usine - le militant Lutte ouvrière Jean-Marc Iskin - les UTI semblent déterminés à camper sur leurs positions, même si les difficultés financières d'UTI Logistics hypothèquent les négociations. « On risque de perdre quoi ? ironise Christian Duval. On ne nous a jamais rien proposé. »

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# Gepost op dinsdag 13 oktober 2009, 08u02

Les Nexans perturbent la circulation

Les Nexans perturbent la circulation
Les salariés de Nexans et Conti ont placardé des autocollants sur certains camions, lors de l'opération escargot.


Durant une partie de la matinée hier, les Nexans ont bloqué certains accès à la ville avec l'aide d'une quinzaine de salariés de Continental, venus « faire bouger les choses » avec eux.

« Nous voulons sortir le plus possible et bousculer l'image de Nexans », a affirmé David Quillet. Le délégué syndical central et porte-parole des 220 salariés de la tréfilerie Nexans Wires et de la coulée de cuivre NCF a tenu à mettre des mots sur la détermination de ses collègues, depuis l'annonce le 17 septembre de la fermeture des deux usines et avant le rendez-vous vendredi au siège à Clichy (Hauts-de-Seine). Hier, une centaine d'entre eux, en voiture ou à moto, ont perturbé la circulation aux abords de Chauny. L'opération escargot a permis de distribuer des tracts aux automobilistes, en compagnie d'une quinzaine de salariés de l'usine Continental de Clairoix.

Quelques délégués syndicaux des deux usines chaunoises s'étaient rendus la veille à Clairoix pour discuter avec les Conti. En a résulté la présence de ces derniers hier lors de cette matinée arrosée par la pluie. Dès 9 heures, un cortège de voitures s'est rendue au rond-point, près du supermarché Auchan de Viry-Noureuil. Après ce premier arrêt, un second plus long et plus perturbateur, a eu lieu au rond-point à la sortie de la rue André-Ternynck et de la RD 1032.

Là, Nexans et Conti, pendant environ une heure, ont arrêté chaque voiture, fourgonnette, camionnette et poids lourd qui se trouvaient là. La file d'attente s'est allongée de plusieurs kilomètres sur l'ancienne nationale. Sans heurt, ni problèmes, les automobilistes et surtout les chauffeurs de poids lourds ont accepté de klaxonner, en réponse aux cris des salariés.

« Nous avons toujours le même but, se faire voir et faire voir que les salariés de Nexans sont plus motivés que jamais », a lancé David Quillet. Ils feront une nouvelle démonstration de leur détermination la semaine prochaine. Ils comptent aller à Saint-Quentin, pour rendre visite à Xavier Bertrand et surtout, apporter leur soutien aux employés de Tergal, eux aussi victimes de la fermeture de leur entreprise.
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# Gepost op dinsdag 13 oktober 2009, 07u58

Continental et MAG rompent les négociations sur la reprise de Clairoix

Continental et MAG rompent les négociations sur la reprise de Clairoix
Un salarié du groupe Continental manifeste devant l'usine de Clairvoix, le 22 avril 2009

L'équipementier automobile allemand Continental a annoncé lundi la rupture des négociations qu'il menait avec le groupe MAG, basé à Dubaï, sur une reprise éventuelle de son usine française de pneumatiques de Clairoix (Oise).

Les discussions ont pris fin "d'un commun accord", sans qu'un terrain d'entente ait été trouvé, a déclaré Continental dans un communiqué.

"Les deux parties ont mené des discussions intensives, mais ont finalement constaté qu'il n'était pas possible de trouver de base commune pour des négociations plus avancées", a-t-il précisé.

De son côté, le vice-président de MAG, Fawaz Sabri a indiqué que son groupe, jusqu'ici axé sur le négoce, "continuerait à examiner" la possibilité "de se lancer dans la production de pneumatiques".

Le gouvernement français restera "très attentif" à ce que Continental "apporte les moyens nécessaires en matière de plan de sauvegarde pour l'emploi", a réagi le ministre français de l'Industrie Christian Estrosi sur la radio RTL.

"J'espère qu'on pourra reprendre les fils du dialogue", a espéré pour sa part le secrétaire d'Etat chargé du Commerce et des PME, Hervé Novelli, sur la chaîne I Télé.

De leurs côtés, les syndicats de l'usine de Clairoix n'avaient pas réagi lundi soir à cette annonce. Ils avaient toujours fait part de leur scepticisme sur la possibilité d'une reprise par MAG.

Continental avait donné à MAG jusqu'au 30 septembre pour aboutir à un éventuel accord. A cette date, la réponse de MAG avait été considérée comme "incomplète" par Continental qui avait donné un délai supplémentaire au groupe de Dubaï.

Ce délai s'est donc finalement conclu sur un échec.

L'équipementier allemand avait annoncé en mars la fermeture de l'usine (1.120 salariés). Puis début mai, il avait indiqué avoir posé les bases d'une offre au groupe MAG pour une éventuelle reprise du site.

Après un conflit social de plusieurs semaines, les syndicats étaient arrivés à un accord mi-juillet avec la direction de Continental, sur un plan de sauvegarde de l'emploi accordant notamment 50.000 euros de prime à chaque salarié.

# Gepost op maandag 05 oktober 2009, 16u18